Méthodes d'allocation de capital dans le cadre de l'ORSA - Application d'une méthode d'allocation de capital preneur de risque pour une compagnie d'assurance Vie

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Domaine(s)Mémoire
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Type de document Mémoires
sociétéGALEA & Associés
Auteur(s) CHIU F.
Numéro
Date de référence 07/02/2014


Résumé

Le dispositif ORSA, prévu par la Directive Solvabilité 2, constitue une réelle opportunité pour les organismes d’assurance d’intégrer la dimension « risque » dans la gestion de leurs activités. Une des possibilités qu’offre l’ORSA, de par son caractère prospectif et spécifique à l’entreprise (ou entity specific), est l’allocation de capital. Cet exercice nécessite, au préalable, la définition du capital à allouer, la segmentation des activités et donc des risques gérés par l’entreprise. Par ailleurs, une technique d’allocation de capital doit être choisie suivant une mesure de risque et les dépendances entre ces risques. La première partie de ce mémoire consiste à présenter les différentes techniques de mesure et d’agrégation des risques ainsi que les méthodes d’allocation de capital proposées dans la littérature. L’objectif d’une allocation de capital est d’appréhender les segments de risque les plus performants en termes de rentabilité tout en prenant en compte le niveau de risque auquel l’entreprise souhaite être exposée (ou son appétence au risque). Pour ce faire, le suivi d’indicateurs est essentiel. De tels indicateurs doivent être choisis en considérant à la fois l’aspect rentabilité de l’entreprise sans perdre de vue la dimension « risque ». La deuxième partie propose différents indicateurs permettant une gestion mesurée des risques encourus par la compagnie. La définition de ces notions nous permet de présenter dans une troisième partie une méthode d’allocation de capital par preneur de risque. La Directive Solvabilité 2 conduit à une organisation des entreprises d’assurance structurée et basée sur le risque définie autour de quatre fonctions clés (fonction de gestion des risques, fonction de conformité, fonction actuarielle et la fonction d’audit interne). Les rôles et les responsabilités de chaque équipe opérationnelle devront être formalisés. Par ailleurs, étant donné que chaque équipe est le principal responsable d’un ou plusieurs risque(s), une telle allocation de capital permet alors un pilotage de l’entreprise plus pertinent qu’une gestion classique par ligne d’activité. Cette démarche rend possible la définition des objectifs et des limites en termes de risque de chaque équipe et permet alors, de manière opérationnelle, d’identifier les segments les plus consommateurs de capitaux, comme dans le cas inverse, les plus rentables, tout en prenant en compte les risques auxquels est exposée chaque équipe. La pertinence de cette méthodologie est alors illustrée par une application sur une compagnie d’assurance Vie. Le changement de stratégie d’investissement d’actifs modifie de manière non négligeable le niveau de capital à détenir mais également l’allocation de capital entre les différents propriétaires de risque. Nous montrons également qu’une prise de risque plus importante génère alors des profits plus élevés. L’arbitrage entre « risque » et « rentabilité » est donc à prendre en compte dans la gestion des activités.

Abstract

The implementation of the ORSA process, defined by the pillar 2 of the prudential Solvency 2 Directive, should constitute a real opportunity for insurance companies to put the Risk at the heart of their business management. One of the possibilities that ORSA can offer, because of its prospective and entity specific aspects, is Capital Allocation. Such exercice requires, at first, to assess the capital to allocate, to define the business segmentation depending on how the company wants to manage its activities, and to choose a capital allocation method. All of this must be done by considering all the risks taken by the undertaking and the dependancies between them. The first part of our study provides an overview of all the different techniques to measure and aggregate risks, but also all the capital allocation methods that can be found in the literature. The aim of Capital allocation is to identify the most efficient business segments , while taking to account the risk level that the undertaking wants to be exposed to. To do so, monitoring indicators is essential. Such indicators must be chosen, considering both profitability and solvency aspects. With this in mind, the second part of this master thesis exposes different indicators that can be consider to manage risks efficiently. Having defined all these concepts, we present a capital allocation method based on risk takers. The Solvency 2 Directive leads to an organizational structure based on risk and on four key functions (the risk management function, the compliance function, the internal audit function and the actuarial function). Roles and responsibi- lities of all teams must be precise and formalized. Since each operational team is mainly responsible for one or several risk(s), such a method enables to monitor the undertaking’s business more efficiently than a risk based or business line based method. This approach makes it possible to define the objectives and limits in terms of risks for each operational team and the evaluation of the teams that consume too much capital, and inversely the most profitable ones. The relevance of this approach is illustrated through the example of a life insurance company, on which we apply our method. This exemple shows that change in asset investment strategy impacts the level of capital requirements but also the capital allocation between risk takers.

Mémoire complet

>Mémoire CHIU Florence.pdfMémoire CHIU Florence.pdf

Lien permament : http://www.ressources-actuarielles.net/C12574E200674F5B/0/368707328C78665BC1257D8600441931